Une vision plus claire sur l'avenir
Montréal - Plus de 20 jours se sont écoulés depuis mon retour à Montréal. Cette période m'a permis de renouer avec ma famille, mes ami(e)s, mes partenaires de tennis et mes collègues de travail. En ce début de nouvelle année, je réalise que ce merveilleux voyage en Espagne m'a donné une vision plus claire sur l'avenir.
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À peine 36 heures après mon arrivée à Montréal, j'ai fait un saut à Toronto afin de disputer un tournoi sanctionné par Tennis Canada. Par la suite, j'ai retrouvé mes fidèles partenaires d'entraînement et réintégré l'excellente ligue Top gun de l'Île-des-Soeurs (suivez nos résultats à : www.tennis-america.com/league/aleague).

Mon redoutable guerrier et partenaire d'entraînement depuis un an, Bruno Simon, estime que je joue plus intelligemment depuis mon retour d'Espagne.
Ironiquement, je joue du meilleur tennis mais je perds davantage. « C'était plus facile que la dernière fois », m'a lancé Jean-François Mathieu, l'une des meilleures raquettes au pays, après avoir échappé qu'une seule partie en quatre sets contre moi. « Ton jeu est plus imprévisible sur le terrain », croit en contrepartie Bruno Simon, mon redoutable guerrier de l'Ìle-des-Soeurs.
Je réalise que le système de jeu enseigné par l'Académie Sanchez-Casal fonctionne. Avant, j'étais constamment sur la défensive. Aujourd'hui, j'arrive à prendre rapidement le contrôle du point. Si je perds davantage, c'est que cette situation est nouvelle et que je n'ai pas encore développé la confiance pour finir les points. Je compte sur mon entraîneur, Nicolas Ionesco, pour m'aider à développer cet aspect du jeu.

Ma défaite contre Jean-François Mathieu m'a fait comprendre que je suis toujours dans le « no man's land » du tennis (lire la chronique 2004-10-01).
« Tu dois apprendre à perdre pour progresser », me répétait sans cesse mon entraîneur du Québec à Barcelone, Simon Charbonneau. C'est ce que j'essais de faire Simon ! Pas toujours facile quand on ne peut supporter la défaite ! Parlez-en à Artashes Toumanov, le joueur étoile du Club, qui a été surpris de me voir sortir de mes gonds après avoir perdu un point !
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Mon passage à Toronto pour disputer un tournoi national m'a fait réaliser à quel point le tennis au Canada n'obtient pas l'intérêt qui lui revient. Le meilleur joueur de tennis au pays, Frank Dancevic, est passé incognito lorsqu'il est venu regarder les matchs.

Michal Ciszek (avec la tuque), 4e joueur au Canada, pose avec Joe Quadri, un passionné de tennis d'Edmonton, en Alberta au Canada.
Le 4e joueur au pays, Michal Ciszek, est arrivé au tournoi sans raquette ! « Personne ne veut me commanditer ! », m'a lancé le 553e joueur au monde. « Je devrai emprunter 20 000 $ cette année pour être en mesure de faire des tournois », m'a raconté le Montréalais de 26 ans.
Ces situations ne sont-elles pas inacceptables ? Le plus beau sport ne mérite-t-il davantage de reconnaissance ? Come on Canada!
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Marié et père de deux enfants, mon ami et partenaire d'eentraînement, Alain Bergeron, a bien l'intention de me caser cette année !
« Yanik, tu dois sérieusement penser à te trouver une femme et faire des enfants », m'a lancé un vieux sage Russe. « J'ai trouvé la mère de tes enfants », croit Alain Bergeron, mon partenaire d'entraînement du Hillside. « Qu'est-ce que tu penses de cette fille ? », m'a écrit dans un courriel une copine en annexant des photos de son amie.
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir me caser ? N'empêche que depuis mon arrivée et malgré mon esprit de jeunesse retrouvé, je réalise qu'à 33 ans, je dois porter une attention particulière à cette question qui me porte d'ailleurs très à coeur.
Apprendre à finir des points, donner des lettres de noblesse au tennis au Canada et trouver l'âme soeur, n'est-ce pas des défis stimulants à relever pour l'année 2005 ?
À vous tous, chers lecteurs, je vous souhaite une bonne et heureuse année.