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Bell

December 22, 2004 - 04:17 PM

Arantxa salue les Montréalais en compagnie d'un entraîneur de l'Académie Sanchez-Casal, Raul Ranzinger.

Arantxa s'ennuie de Montréal

Je réservais ma dernière chronique en direct de Barcelone à la plus grande joueuse de tennis de l'histoire de l'Espagne, Arantxa Sanchez-Vicario. Les Montréalais se rappellent sûrement de l'Espagnole. Ils l'ont adoptée dans les années 90, lors de son passage à Montréal pour disputer les Internationaux de tennis au Parc Jarry, qu'elle a d'ailleurs gagné à deux reprises. Arantxa s'est remémorée ces beaux moments.

Au cours des trois derniers mois, j'ai régulièrement côtoyé celle qui était la meilleure joueuse au monde en 1995. Toujours en compagnie de ses trois petits chiens, l'Espagnole garde la forme à l'Académie de son frère, Emilio Sanchez-Vicario.


Arantxa s'entraîne toujours avec ses trois petits chiens !

Celle qui a remporté Roland-Garros à trois reprises et le US Open à une occasion, s'entraîne avec les joueuses les plus prometteuses de l'Académie afin d'être prête à disputer les matchs d'exhibitions auxquels elle participe.

Arantxa garde de merveilleux souvenirs de Montréal. Elle s'est rappelée de sa mémorable finale contre l'Allemande Steffi Graf, en 1994. « La pluie n'arrêtait pas d'interrompre le match », m'a-t-elle raconté. « Ces arrêts m'ont permis de revenir dans le match pour finalement gagner 7-5, 1-6, 7-6 (3) », poursuit celle qui a une fiche de 8-28 contre la puissante allemande.



« L'enthousiasme et la chaleur des Montréalais ont définitivement eu un impact sur mes excellentes performances dans la ville », estime celle qui a permis à l'Espagne de gagner cinq Fed Cup. « Ça doit être pour cette raison que je n'arrivais pas à gagner à Toronto ! », pense celle qui a célébré ses 33 ans la semaine dernière.

Arantxa s'ennuie de Montréal. Elle aimerait bien y retourner. « Qu'est-ce que t'attend Yanik pour m'organiser un match d'exhibition ? », m'a-t-elle lancé. Pas fou comme idée. Les Montréalais seraient-ils au rendez-vous ?

* * *


Mes entraîneurs, Xavi et Toni, se sont bien occupés de moi aujourd'hui !

Arantxa n'est pas la seule à s'ennuyer de Montréal. Après trois mois en Espagne, j'ai bien hâte de revoir ma famille et mes amis. Je suis également bien curieux de voir dans quelle mesure mon tennis aura progressé.

Après plus de 250 heures sur le court, il n'y a pas de doute, mon jeu s'est amélioré. J'en ai pris conscience aujourd'hui, à l'occasion de ma dernière journée d'entraînement sur les terrains de terre battue rouge de l'Académie Sanchez-Casal.

Mes entraîneurs, Toni et Xavi, m'ont répété la même chanson. D'abord, contrôle en milieu de terrain avec un partenaire; ensuite, contrôle en parallèle-croisé; puis, les six drills traditionnelles axées sur le jeu de pieds; enfin, des parties de 11 points.

En quittant le court, mon entraîneur du Québec à Barcelone, Simon Charbonneau, m'a rappelé qu'à mes débuts, je prenais toutes les balles sur le rebond. « Ton jeu de pieds a vraiment changé», m'a-t-il dit. Désormais, je recule lors des balles profondes. « Reste à voir si tu pourras faire cela sur la surface rapide de l'Île-des-Soeurs ! », m'a-t-il lancé. Je suis sûr que oui, mon cher Simon.

* * *


Micha m'a remis un T-Shirt signé par tous les joueurs.

Mon ami et partenaire d'entraînement, Micha Winkler, a eu la gentillesse de faire signer tous les joueurs de l'Académie sur un T-Shirt de son pays. Le Suisse me l'a remis aujourd'hui.

"Good luck old Yanik", "Je suis défoncé", "Go for it", "Next time I send you to the hospital", "Pour un très bon élève du sport. Ta découverte doit continuer", "Big Kiss", "Hey Canadian! You can do it", "Come on Yanik", "Stretch", "Para el calbo de dro con carino". "We miss you", peut-on lire sur le chandail.

Le mot de la fin revient au patron de l'Académie: "Please grow your hair. Your friend. Emilio Sanchez-Vicario". Cou donc, a-t-il peur que je devienne aussi bon qu'Agassi !

      

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