
L'Italienne Flavia Pennetta, 22 ans, est 38e au monde.
Les ailes de Flavia
La confiance au tennis est la clé du succès en match. Un jour, vous maîtrisez tous les coups. Le jour suivant, rien ne va plus. Il y a neuf mois, Flavia Pennetta est passée à un cheveu d'abandonner le tennis. Puis, lors d'un tournoi à Acapulco, le vent a tourné. Un événement a changé à jamais sa confiance en son jeu. Depuis, l'Italienne de 22 ans accumule les victoires. Mais qu'est-ce qui a donné des ailes à Flavia ?
Flavia Pennetta a commencé à jouer au tennis à l'âge de 5 ans. Née à Brindisi, une ville au sud de l'Italie, cadette d'une famille de deux enfants, elle est vite initiée au sport qui passionne ses parents et sa soeur aînée, Giorgia.
Les progrès de Flavia au tennis sont continuels. Dès l'âe de 15 ans, elle occupe le 895e rang mondial. L'année suivante, elle gagne plus de 200 positions, puis le double, 12 mois plus tard. L'Italienne atteint le top 100 mondial à l'âge de 20 ans, mais tarde à décoller.
L'année de ses 22 ans s'annonce pénible. Flavia se fait sortir en première ronde de l'Australian Open et à Memphis, par des Italiennes pourtant plus faibles qu'elle. La semaine de son anniversaire, le poisson touche l'abîme en s'inclinant contre une joueuse qualifiée dans un tournoi de deuxième ordre à Bogota, en Colombie.

« J'avais beau m'entraîner, je n'arrivais plus à gagner ! »
« Je voulais arrêter le tennis », m'a-t-elle confié. « Puis, le tournoi suivant, dans un match de première ronde, je me suis battue pendant quatre heures avant d'arracher une pénible victoire », a-t-elle ajouté. Selon elle, le tournoi d'Acapulco a été le point tournant de sa carrière.
Finaliste à ce tournoi, la nouvelle protégée de Gabriel Upri, entraîneur à l'Académie Sanchez-Casal, a remporté, depuis Acapulco, deux tournois, et a enregistré un important gain contre la 6e joueuse au monde, la Russe Nadia Petrova.
« D'ici un an, elle sera parmi les 15 meilleures joueuses au monde », croit Riccardo Rosolin, entraîneur à l'Académie Sanchez-Casal. Depuis six semaines, l'Italienne travaille fort pour commencer l'année du bon pied. Elle frappe la balle avec confiance, sachant qu'elle a le potentiel pour y arriver.
C'est que depuis le tournoi d'Acapulco, Flavia a un partenaire de vie et de tennis hors du commun, le 5e joueur mondial, l'Espagnol Carlos Moya ! (Lire la chronique du 2004-12-10).
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Guillermo félicite Javier à la suite de sa victoire.
Parlant de confiance, deux joueurs de l'Académie devraient bien dormir ce soir. L'Espagnol Javier Garcia-Sintes, 364e au classement ATP, a défait le 7e joueur au monde, l'Argentin Guillermo Coria, 6-2, 7-6 (3), lors d'un match de pratique disputé aujourd'hui, sur la surface dure des terrains de l'Académie Sanchez-Casal.

Vova avait le sourire aux lèvres après sa victoire contre Svetlana cet après-midi !
L'Ukrénien Volodymir (Vova) Nikolenko, 1463e au classement ATP, a liquidé, en 20 minutes, la 5e joueuse au monde, la Russe Svetlana Kuznetsova, 6-1, lors d'un set de pratique.
Bien que les joueurs étoiles ne jouaient pas à leur plein niveau, une victoire contre eux ne peut qu'avoir un effet positif sur la confiance des étoiles en devenir !
Go for it Javier and Vova!
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Le Brésilien Raul Ranzinger prépare le tandem Husarova-Martinez pour l'Australian Open.
Avant de quitter l'Académie Sanchez-Casal, je ne peux passer sous silence la présence de Conchita Martinez, la seule espagnole a avoir remporté Wimbledon. L'ex-deuxième joueuse au monde, aujourd'hui âgée de 32 ans, est la nouvelle partenaire de double de Jeannette Husarova, 30 ans, de Bratislava en Slovaquie.
Le tandem s'entraîne sous la supervision de Raul Ranzinger. Le coloré Brésilien de 36 ans croit que, même après l'âge de 30 ans, il est toujours possible de changer sa technique et de s'améliorer au tennis.
Il cite en exemple Conchita qui, jusqu'à récemment, volleyait toujours en bougeant son poignet. Avec l'arrivée du topspin chez les femmes, l'Espagnole n'arrivait plus à contrôler ses volées. Aujourd'hui, la 42e joueuse au monde a corrigé cette lacune.
« Tu peux changer », m'a-t-il dit. « Ce n'est qu'une question de motivation ! », croit l'entraîneur à l'Académie Sanchez-Casal. J'ai bien pris en note tes conseils, mon cher Raul !