
Mon coloc Daniel Caiado, 19 ans, de Curitiba au Brésil.
Le doigt sur le bobo
« Je ne crois pas revenir en décembre à l'Académie Sanchez-Casal », m'a confié aujourd'hui mon coloc Daniel Caiado. « À 8 h 30, il fait trop froid pour jouer et dès qu'il fait bon, nous avons le soleil en plein visage », précise le Brésilien de 19 ans. À quelques heures de son départ pour la maison, le 1413e joueur au monde jette un regard nuancé de son séjour de 10 semaines en Espagne.
« J'ai choisi de venir ici car je cherchais l'excellence », explique le cadet d'une famille de quatre enfants. « À 19 ans, je veux prendre les moyens pour savoir si je peux faire carrière dans le tennis et l'Académie Sanchez-Casal représentait le meilleur choix », poursuit celui qui devra faire 14 heures d'avion avant de retrouver son lit à Curitiba, une ville de 1,5 million d'habitants au sud du Brésil.
Globalement, Daniel est satisfait de son choix. « Je serai de retour dès le 2 janvier pour participer à un Future à Majorque avec l'équipe », m'a-t-il annoncé. « L'intensité de l'entraînement a eu un impact positif sur ma confiance en mon jeu », explique le spécialiste de terre battue qui compte poursuivre son entrainement à l'Académie Sanchez-Casal pour une période prolongée.

Un gym bien modeste à l'Académie Sanchez-Casal.
N'empêche que Daniel trouve qu'il y a place à amélioration à l'Académie Sanchez-Casal. Selon lui, l'entraînement hors des terrains de tennis est déficient. « Le gym n'est pas à la hauteur de l'académie et le programme de conditionnement physique pourrait être plus intense », croit celui qui s'est entraîné toute la semaine malgré la pluie et les jours fériés.
Il n'a pas tort. Il y a quelques semaines, le patron de l'Académie, Emilio Sanchez-Vicario reconnaissait la désuétude de son gym. « Nous en sommes conscients. Ce n'est qu'une question d'argent », concédait l'ex numéro sept au monde dans les années 70.
Celui qui parle quatre langues (portugais, espagnol, anglais et français) se donne plus ou moins un an avant de statuer sur sa carrière de joueur de tennis. « Le droit m'intéresse », admet-il. Quoiqu'il arrive, go for it Daniel !
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Mission impossible ?
J'ai confié à mon entraîneur du Québec à Barcelone, Simon Charbonneau, la délicate mission de m'enseigner à frapper une balle profonde sur mon revers. Malgré les progrès réàalisés depuis mon arrivée à l'Académie Sanchez-Casal, je réalise que mon revers demeure le maillon faible de mon jeu.
« Nous travaillerons trois choses », m'a fait part Simon aujourd'hui. « Le mouvement de ta main droite (je suis gaucher), ton timing dans la balle et la stabilité de ton corps durant la frappe », m'a expliqué celui qui a toujours été parmi les 10 meilleures raquettes au Canada jusqu'à l'âge de 18 ans et qui a comme point fort son revers. Y arriverais-je ? Il nous reste 10 jours. Histoire à suivre...