bannière Sympatico MSN
Tennis Quebec banner
 
en direct d'Espagne mission biographie partenaires m'écrire
en directe d'Espagne - Cette page est parrainé par français  
Téléchargez le vidéo-clip
Bell

December 08, 2004 - 02:42 PM

Avec Carmen Perea, la meilleure joueuse en Espagne de 1972 à 1981.

Les dames ignorées en Espagne au tennis !

Le week-end dernier, l'Espagne a remporté la Coupe Davis en battant les États-Unis, 3-2. Avec plus de joueurs que tout autre pays dans le top 100 mondial (14), l'Espagne peut aujourd'hui clamer, haut et fort, qu'il domine le tennis masculin à l'échelle de la planète. La réalité est tout autre chez les dames. La meilleure joueuse en Espagne, Anabel Medina Garrigues, occupe seulement le 39e rang mondial. Comment expliquer ce classement dans un pays qui a pourtant tout pour réussir ?

« C'est culturel », lance sans détour Carmen Perea. « L'Espagne est un pays très machiste », soutient celle qui a été la meilleure joueuse du pays de 1972 à 1981. « Très peu d'Espagnols s'intéressent aux performances des femmes dans le sport en général », poursuit celle qui a également entraîné des joueuses pendant plus de 16 ans.


« L'Espagne est un pays très machiste ! »

L'Espagnole cite en exemple la médaille d'or remportée par l'équipe féminine de hockey sur gazon aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992. « Personne ne savait que nous avions même une équipe ! ».

Elle compare également la notoriété du succès des hommes et des femmes au tennis. « Aucun Espagnol ne sait que les femmes ont gagné cinq Coupe Fédération mais tous sont au courant des deux Coupes Davis remportées par les hommes ! », déplore celle qui s'occupe aujourd'hui des joueuses à l'Académie Sanchez-Casal.


Antonio Hernandez a été l'entraîneur de la meilleure joueuse de l'histoire de l'Espagne, Aranxta Sanchez-Vicario.

Autant les hommes peuvent aisément se développer en Espagne, autant cela est difficile pour les femmes. L'absence de tournoi et les coûts sont les raisons le plus souvent citées. « Un Espagnol peut graviter autour du 200e rang mondial et bien vivre du tennis sans jamais quitter le pays », analyse Antonio Hernandez, entraîneur de la 5e joueuse au monde, la Russe Svetlana Kuznetsova.


Gabriel Upri entraîne l'Italienne Flavia Pennetta.

En contrepartie, les Espagnoles doivent quitter le pays pour évoluer dans le sport. « Il y a peu de tournois organisés en Espagne et les bourses sont faibles », affirme pour sa part l'Espagnol Gabriel Upri, entraîneur de l'Italienne Flavia Pennetta, 38e joueuse au monde.


Avec Arantxa Sanchez-Vicario.

L'explication est donc simple. Il y a moins de tournois pour les femmes en Espagne, les bourses sont plus faibles et par conséquent, les dépenses sont plus élevées pour les femmes que pour les hommes. Quelle est la solution ? « Éduquer, être patient et attendre une génie ! », croit Carmen Perea. À quand notre Aranxta Sanchez-Vicario au Canada ?


      

Version imprimable
Historique des inscriptions
© 2004 site généré par Franchement Graphique inc.