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Bell

December 07, 2004 - 10:44 AM

« Les jambes ont fait la différence ! », soutiennent le patron de l'Académie Sanchez-Casal, Emilio Sanchez-Vicario et l'entraîneur en chef, Antonio Hernandez.

Pourquoi l'Espagne a gagné la Coupe Davis

L'Espagne trône au sommet du tennis masculin. Ce week-end, le pays a remporté la deuxième Coupe Davis de son histoire en battant les États-Unis, 3-2. Le puissant Américain Andy Roddick, 2e joueur mondial, a été blanchi en s'inclinant devant Carlos Moya, 5e au classement ATP, et Rafael Nadal, 51e. Au premier coup d'oeil, l'événement peut surprendre. Cependant, ici à l'Académie Sanchez-Casal, l'excellente performance de l'équipe espagnole n'a surpris personne.


Pato a vu juste !

« L'Espagne va aisément défaire les États-Unis », me confiait, il a quelques jours, le gourou du tennis en Espagne, Pato Alvarez. « Le pays hôte gagne presque à tout coup et de toute façon, les Américains ne savent pas jouer sur la terre battue ! », pensait le sexagénaire. Une fois de plus, la légende vivante du tennis a vu juste.

« Je ne suis pas surpris de la victoire de l'Espagne », m'a fait part le patron de l'Académie Sanchez-Casal, Emilio Sanchez-Vicario, alors que je m'étirais dans le gym de l'Académie. « Les Américains ne sont pas capables de courir ! », soutient celui qui était sur place à Séville en tant qu'analyste principal pour la télévision espagnole.


En remportant ses deux matchs, Carlos Moya demeure le roi du tennis en Espagne !

Il a raison. La victoire convaincante du jeune Rafael Nadal, 18 ans, contre Andy Roddick en donne la preuve. Il y a à peine trois mois, l'Américain n'a fait qu'une bouchée de l'Espagnol en le ridiculisant 6-0, 6-3, 6-4 lors d'un match de deuxième ronde au US Open, un tournoi disputé sur une surface rapide. « Nadal n'était même pas capable de toucher la balle », s'est rappelé l'entraîneur en chef de l'Académie Sanchez-Casal, Antonio Hernandez.

Sur la terre battue, la puissance de l'Américain a perdu tout son lustre. Au milieu du match, le 2e joueur mondial s'est mis à jouer du tennis à haut risque en montant au filet même sur sa deuxième balle. « C'est qu'il n'avait plus de jambes ! », m'a expliqué Antonio. Emilio Sanchez-Vicario va plus loin. « Roddick a fait 35 coups gagnants dans ce match contre 80 pour Nadal. Qui est le plus puissant d'après-toi ? », m'a-t-il lancé.


Juan Balcells, joueur de réserve en double, pose fiàrement avec la Coupe Davis en compagnie de Yohann, un entraîneur de tennis en France.

Il est frappant de réaliser à quel point la surface de jeu peut changer dramatiquement le niveau du joueur. « Notre défi maintenant est d'arriver à gagner chez l'adversaire », soutient Antonio, l'entraîneur de Svetlana Kuznetsova. À l'Académie Sanchez-Casal, le programme de tennis est développé pour permettre au joueur d'exceller sur toutes les parties du terrain.

Avec huit joueurs dans le top 50 mondial et avec une Coupe Davis en main, l'Espagne peut aujourd'hui clamer haut et fort qu'elle domine le tennis mondial chez les hommes. La réalité est toute autre chez les femmes. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Demain, nous répondrons à la question.

* * *


La température me fait mentir !

Après avoir tant vanté la fiabilité du climat à Barcelone, voilà que la température me fait mentir. Depuis samedi, une légère pluie tombe continuellement sur la ville. La semaine s'annonce donc facile.

Hier, Fête de la Constitution, c'était jour férié. Aujourd'hui, la pluie a paralysé l'entraînement. Demain, Fête de l'Immaculée Conception, ce sera également jour férié. Pour jeudi et vendredi, on annonce de fortes probabilités d'averses. Reste à voir !

      

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