
L'Allemande Tatjana Priachin, 17 ans, s'entraîne à l'Académie Sanchez-Casal.
Princesse Tatjana
Elle a succèdé à Steffi Graf à titre d'athlète commanditée par Porsche. Elle attire l'attention pour sa beauté, sa forte personnalité et son sens du jeu créatif. Elle a fait un bond de 550 positions au classement mondial au cours des cinq derniers mois. Elle flirte avec le 5e joueur mondial chez les juniors. Son père l'a à l'oeil. L'Académie Sanchez-Casal aussi. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, Tatjana Priachin est une joueuse qui n'est pas prête de sombrer dans l'anonymat.
Il est difficile d'ignorer l'Allemande de 17 ans lorsque vous circulez à l'Académie Sanchez-Casal. Elle se démarque par sa fine silhouette et la fluidité de ses coups et de son style de jeu. Elle ne laisse personne indifférent. « Elle est gentille », « Je ne l'aime pas », « elle est très compétitive », « elle se prend pour une autre », ai-je souvent entendu.

Tatjana avec son entraîneur, Riccardo Rosolin, 28 ans, de Rome en Italie.
Depuis qu'elle est sous l'égide de Riccardo Rosolin, Tatjana est passée de la 992e à la 463e position du classement mondial, de juin à novembre 2004. « Si elle reste avec nous, elle pourra être parmi les 20 meilleures joueuses au monde », estime son entraîneur de l'Académie Sanchez-Casal.
La force de l'Allemande est sa confiance en elle. « Sur le terrain, elle croit en ses moyens », estime l'Italien. « Lors des points critiques, elle sait comment jouer, fait preuve de créativité et ça marche ! », lance son entraîneur.

« Elle est très créative sur le terrain », estime Riccardo.
Selon l'avis de plusieurs, Tatjana devra toutefois relever trois défis pour être parmi les meilleures. Premièrement, elle doit développer des jambes plus fortes. « Sa balle aura plus de poids si elle développe les muscles de ses jambes », estime Riccardo.
Deuxièmement, elle doit garder les deux pieds sur terre. Son attitude de « princesse » semble irriter plusieurs. « Madame agit comme une star sur le terrain », « Sa tête a tendance à enfler au moindre succès », m'ont confié plusieurs personnes à l'Académie.

Tatjana devra relever 3 défis.
Troisièmement, elle doit apprendre à gérer son père. Fille d'un sportif de carrière, Tatjana est continuellement sous l'intense regard de son père. Ce dernier passe des semaines entières à l'examiner en bordure des terrains de tennis. Il n'hésite pas à donner son point de vue et à intervenir lors des entraînements.
Est-elle meilleure en présence de son père ? « Oui », croit la principale concernée. « J'ai besoin qu'on me pousse et mon père arrive à le faire positivement ». « Non », pensent plusieurs. Ayant vécu de pareilles circonstances, je sais que la talentueuse allemande devra faire preuve de courage pour affronter la délicate question.

Tatjana et Andy sont de très bons amis pour le moment !
Son père n'est pas le seul à l'avoir à l'oeil. Le 5e joueur mondial chez les juniors, Andy Murray, est très près d'elle. « Nous sommes de très bons amis », m'a-t-il confié. « Aimerais-tu sortir avec elle », lui ai-je demandé. « Peut-être un jour », m'a-t-il répondu. Une idylle serait-elle sur le point de naître ?