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Bell

November 25, 2004 - 03:38 PM

En compagnie des entraîneurs élites de l’Académie, Pato Ãlvarez et Antonio Hernandez.

Sanchez-Casal riposte et force un troisième set !

Notre match comparatif entre les prestigieuses académies de tennis Bollettieri et Sanchez-Casal se poursuit. Hier, bien que l'académie espagnole se distinguait pour son charme, l'Américaine gagnait le premier set pour la qualité de ses installations. Aujourd’hui, il est question de tennis. Laquelle des académies se démarque par son approche et la qualité de son enseignement et de ses joueurs ? Ayant vécu l’expérience des deux académies, Olga, José et moi répondons à la question.

« Les entraîneurs sont supérieurs et plus nombreux à l’Académie Sanchez-Casal », estime la Grecque Olga. « Contrairement à Bollettieri, la majorité des coachs de Sanchez-Casal ont déjà gagné des points ATP », renchérit le Vénézuélien José. Quant à moi, je partage leur point de vue.


José Borges, 17 ans, de Caracas au Venezuela.

Alors qu’à Bollettieri vous avez un entraîneur pour huit à 10 élèves, à Sanchez-Casal, le ratio est nettement inférieur. Il est d'un entraîneur pour deux à quatre élèves, au plus.


Malgré son horaire chargé, Émilio Sanchez-Vicario enseigne toujours.

Le pedigree des entraîneurs est impressionnant et dépasse largement ceux de Bollettieri. Le sexagénaire Pato Ãlvarez, la légende vivante du tennis qui a développé le tennis en Espagne, et entraîné une trentaine de joueurs ATP, est toujours bien actif. L’ex-numéro sept au monde dans les années 70, Émilio Sanchez-Vicario l’est également, de même que son fidèle partenaire de double de l’époque, Sergio Casal. Antonio Hernandez a fait de Svetlana Kuznetsova la 5e joueuse au monde. Que dire de Stefan Ortega, l’entraîneur de Martina Navratilova, et de Lorenzo Fargas, l’entraîneur de l’ex-numéro un mondial, Albert Costa ?


Olga préférait les partenaires d’entraînement à Bollettieri.

Bien qu’Olga ait préféré Bollettieri pour le niveau de jeu des joueurs, José et moi croyons le contraire. Quoiqu’il en soit, Sanchez-Casal se démarque de Bollettieri en offrant aux joueurs la possibilité de participer à des tournois de haut niveau à chaque semaine et ce, à proximité de l’Académie.

Côté approche au tennis, Bollettieri prône l’attaque et la puissance alors que Sanchez-Casal met l’emphase sur le jeu de pieds et la maîtrise des angles sur le terrain. Qu’est-ce qui importe ? Olga, José et moi n’avons pas la prétention d'avoir l'expertise pour trancher cette question.

L’Académie Sanchez-Casal force donc la tenue d’un troisième set en remportant la seconde manche 6-2.

Samedi, nous complèterons notre match comparatif en abordant la question des services et des coûts de chaque académie. À samedi donc !

* * *


« Frappe la balle Yanik », me répète sans arrêt le jeune Alem, 12 ans.

« Enfin, tu frappes la balle ! », m’a lancé hier le jeune Alem, 12 ans, du Kazakhstan. « Je t’ai regardé jouer et ton jeu s’est amélioré », m’a confié le Suisse Micha.
« Tu maîtrises davantage les balles profondes sur ton revers », m’a déclaré mon entraîneur québécois en Espagne, Simon Charbonneau. « C'est bon Yanik, tu fais désormais cinq mauvais coups suivis de deux bons coups !!! », m’a lancé Batata, l’un des mes entraîneurs du matin.

Ça fait du bien à entendre. Contrairement aux jeunes de 15, 16, 17 ans, je réalise qu’à 33 ans les progrès prennent plus de temps à se concrétiser. Plusieurs amis et partenaires me demandent si j'ai progressé. À jouer six heures par jour, six jours par semaine, je ne peux faire autrement. Mais de là à pulvériser tous mes partenaires de l’Île-des-Sœurs, il y a une limite !

      

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