
Le site de l’Académie Sanchez-Casal a l’avantage d'avoir du charme.
Bollettieri gagne le premier set 6-4 !
Certains des importants critères dans le choix d'une académie de tennis sont sa géographique, la qualité du site et de ses installations. Alors que le site de Sanchez-Casal a l’avantage du charme, les installations de Bollettieri se démarquent pour leur modernisme. Bien que les deux académies aient leurs attraits respectifs, Bollettieri remporte le premier set du match comparatif.

Les bungalows à Sanchez-Casal font piètre figure à côté de ceux de Bollettieri.
Comme moi, la Grecque Olga et le Vénézuélien José, 17 ans, ont fait l’expérience des deux académies. Côté installations, nous partageons tous le même point de vue.
« À Bollettieri, il y a plus de gyms et elles sont de meilleure qualité », soutient José. « Les résidences sont plus spacieuses et ont une meilleure insonorisation », estime Olga. « Il y a davantage de terrains de tennis et, en plus, Bollettieri a des tennis intérieurs ».
En revanche, l’Académie Sanchez-Casal offre aux joueurs la possibilité d’être hébergés avec une famille espagnole au cœur de Barcelone. Il s’agit d’un énorme avantage puisqu’il permet d’apprécier la richesse culturelle de la ville. Ne cherchez pas de musée à Bradenton, tout ce que vous visiterez, se sont des McDonald’s et des centres commerciaux !

Olga et moi avons fait l’expérience des académies Bollettieri et Sanchez-Casal.
Côté situation géographique, il est difficile de déterminer un gagnant puisque l'affinité pour la culture d’un pays est un critère suggestif. La Grecque Olga aurait préféré rester à Bollettieri si ce n’avait été d'une question de visa pour ses parents. « J’avais de meilleures amies là -bas ». Son de cloche différent pour le Vénézuélien José. « Les gens sont bien plus chaleureux en Espagne ». Qui croire ?
Bien que l’Académie Sanchez-Casal offre un site avec un cachet bucolique, Bollettieri a l’avantage d’offrir des installations de qualité supérieure. Bollettieri gagne donc le premier set 6-4 !
Demain, il sera question de tennis.
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La chronique ci-dessous sera publiée demain, jeudi 25 novembre 2004, dans le journal Métro de Montréal.
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Contrairement au golf où le niveau de jeu de son partenaire a plus ou moins d’importance, au tennis, il est essentiel pour apprécier le sport. La difficulté à trouver des partenaires de même calibre représente, à mon avis, un obstacle de taille à la popularité du tennis.
« Pour progresser au tennis, il faut jouer des matchs contre des joueurs que l’on dominera et qui nous domineront », estime Stefan Ortega, l’entraîneur de Martina Navratilova qui enseigne également à l’Académie Sanchez-Casal. Ceux qui pratiquent le sport savent à quel point il est difficile de trouver cet équilibre.

Stefan Ortega, entraîneur à l'Académie Sanchez-Casal.
Ici, en Espagne, que vous soyez débutant ou joueur professionnel, vous trouverez toujours une multitude de personnes capables de vous battre. La fiabilité du climat, l’abondance et la qualité des joueurs représentent les raisons principales qui font du pays le centre d’excellence pour le développement des joueurs à l’échelle de la planète.

Andrew Murray est certain de suer en Espagne !
« J’ai choisi de m’entraîner ici en raison de la qualité et de la diversité des joueurs », affirme l’Écossais Andrew Murray, gagnant du US Open chez les juniors. Même son de cloche du côté de la 5e joueuse au monde, la Russe Svetlana Kuznetsova : « Je n’aurais jamais percé au tennis en jouant avec des joueurs de chez-moi », se rappelle la résidente de St-Petersbourg.
Depuis mon arrivée en Espagne, il y a déjà plus de huit semaines, je réalise à quel point l’Académie offre une diversité de joueurs de tout âge. À mes débuts, mes entraîneurs me faisaient jouer contre des jeunes de 13 à 15 ans que je parvenais à vaincre. Maintenant, je dois me battre comme un diable dans l’eau bénite pour gagner chaque point contre des jeunes de 16 à 19 ans ! Disons que je suis encore bien loin de jouer contre le jeune de 28 ans qui s’entraîne sur le court voisin, l’Espagnol Carlos Moya, 5e joueur au monde !