
Première sieste en après-midi !
Repos forcé
« Dois-je combattre la fatigue ou prendre du repos ? », ai-je demandé à Jayne, mon entraîneur de conditionnement physique. « Repose-toi », m’a-t-elle répondu. J’ai suivi son conseil à la lettre. Pour une première fois en sept semaines, j’ai pris congé durant l’après-midi. J’en ai profité pour répondre à mes courriels, écrire quelques chroniques et… faire une sieste !
J’ai réalisé que je commençais à être sérieusement fatigué mardi après-midi lors d’une séance d’entraînement avec Carlos. À chaque amorti, ma tête donnait le signal à mes jambes de se rendre à la balle. Malgré ma volonté, j’étais stupéfié de voir mes jambes rester immobiles !
« La tête et le corps sont deux choses distinctes », m’a expliqué Jayne. « Quand la tête veut mais que le corps ne suit pas, c’est signe qu’il faut se reposer. Il faut se battre lorsque c’est le contraire », m’a précisé l’Anglaise d’origine. Pas fou comme explication, n’est-ce pas ?
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Micki corde votre raquette pour 7 €.
À jouer 25 heures de tennis par semaine, combien de fonds de raquettes pensez-vous que je brise hebdomadairement ? Ça dépend, vous dirais-je. Sur la terre battue rouge, je brise en moyenne quatre fonds alors que sur la surface dure j’en brise la moitié.
Il en coûte 7 € (12 $) pour faire corder votre raquette à l’Académie si vous avez votre fond. Selon Micki, notre cordeur de raquettes, les fonds les plus utilisés par les joueurs de l'Académie sont le Luxilon Alu-Power et le Luxilon Original.
« Muy bien », m’a-t-il lancé. Je crois avoir compris !
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Hai, Ludo, Rutger, Tito, Maxim, Omar et moi avons souligné le départ de Michael.
Après Wojtek, au tour de Michael de reprendre le chemin de la maison. À l’instar du Polonais, l’Américain a fait sa marque. Mais pas pour les mêmes raisons. Alors que Wojtek a fait sa marque pour sa discipline à l’entraînement et sa passion inconditionnelle pour le tennis, Michael a fait sa marque pour sa discipline à fêter et sa passion inconditionnelle pour la gente féminine !

Michael, Wojtek et Omar partageaient la chambre voisine à la mienne.
Au début, la présence du New-Yorkais avait quelque chose de rafraîchissant. Il apportait la dimension américaine en sol européen. Sans le savoir, Michael représentait, à mes yeux, la caricature parfaite de l’Américain moyen. Extraverti, il parle fort et sans réfléchir. Sa pensée est toujours en noir ou en blanc, sans nuance, sans raffinement. Quétaine, il ne vit que pour les femmes et l’argent !

Good luck Michael!
Après trois mois à Barcelone, Michael est satisfait de son expérience. « J’ai ajouté une quinzaine de femmes à mon palmarès », nous a-t-il confié. Et le tennis ? « Bof, je ne crois pas toucher à une raquette de si tôt ! », nous a lancé l’Américain de 26 ans. À chacun ses expériences !