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Bell

October 07, 2004 - 01:50 PM

Eileen Skopnik entreprend une aventure hors de l’ordinaire.

Le défi d'Eileen Skopnik

Je pensais être le seul à vivre une expérience hors de l’ordinaire à l’Académie Sanchez-Casal. Mon histoire devient bien banale à côté de celle d’Eileen Skopnik. À 17 ans, l’Anglaise a décidé d’apprendre à jouer au tennis afin de réaliser son rêve d’enfance : devenir une joueuse professionnelle. Ses parents l’appuient à 100 % dans cette incroyable aventure.

* * *

Il y a un mois, Eileen n’avait à peu près jamais touché à une raquette de tennis. Pourtant, la jeune femme rêvait, depuis l’âge de 12 ans, de jouer sur le circuit professionnel. Les circonstances de la vie l’ont empêchée de pratiquer ce sport jusqu’à maintenant.

Après sa graduation, elle a clairement réitéré à ses parents son ardent désir de devenir pro. Ils ont alors pris les grands moyens pour y arriver. Depuis quelques semaines, Eileen s’entraîne à raison de six heures par jour à l’Académie Sanchez-Casal.


Eileen en est à ses débuts au tennis.

« Plusieurs de mes amies rient carrément de moi », admet Eileen. « Mais j’ai l’intention de leur prouver qu’il est possible de devenir l’une des meilleures joueuses au monde même en débutant à 17 ans », affirme-t-elle.

Plus que jamais, les femmes qui dominent le sport ont à peine l’âge adulte. Cette année, Maria Sharapova a gagné Wimbledon à 17 ans et Svetlana Kuznetsova le US Open à 19 ans. Le défi est donc de taille pour Eileen !


Sa mère, Rosires, a déménagé en Espagne pour suivre les progrès de sa fille.

Ses parents l’appuient dans cette aventure. Sa mère, Rosires, tient à ce que sa fille réalise son rêve. « Je sais que si elle ne tente pas sa chance, elle le regrettera toute sa vie », m’a-t-elle déclaré en bordure des terrains de tennis, en regardant Eileen pratiquer.

Fait intéressant, sa mère y aurait été plutôt réticente quand Eileen était en bas âge. « Je ne crois pas que les jeunes ont une réelle idée de ce qu’ils veulent faire dans la vie, à l’âge de 8 ou 9 ans », pense-t-elle.

« J’ai trop entendu d’histoires de jeunes qui ont été poussés par leurs parents, et qui ont dû sacrifier leur jeunesse » soutient-elle. « Je souhaitais qu’Eileen ait une enfance normale. Maintenant qu'elle a 17 ans, je sais aujourd’hui que le rêve qu’elle caresse est réel, et c’est sans hésitation que nous la soutenons ».

Levons notre chapeau à la famille Skopnik et à l’audace d’Eileen !


      

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