
Défaite de 5-7 contre Laura Vallverdu, 17 ans, 900e au monde
Sortir du « no man’s land » du tennis
C’est Jean-François Mathieu qui m’a lancé cela avant mon départ pour l’Espagne. « Yanik, t’es dans le no man’s land du tennis : trop fort pour les joueurs de clubs, mais pas assez pour nous chauffer » m’a dit celui qui a déjà battu Agassi, Courrier et Chang alors qu’il était junior. Il est aujourd’hui encore l’une des meilleures raquettes du pays. Il a raison et je le vis ici aussi en Espagne.
Nous sommes près d’une vingtaine de garçons à nous entraîner 7 à 8 heures par jour. Le groupe est divisé en deux. Les meilleurs d’un côté, les autres de l’autre.
Entendons-nous, à part moi et certainement Michael, l'Américain de 26 ans qui semble plus intéressé aux filles qu'au tennis, il n’y a pas de touriste ici. Seulement des joueurs sérieux qui aspirent un jour à devenir pro.
À mon arrivée, les instructeurs m’ont rapidement évalué. Je devrai commencer au bas de l’échelle, soit avec des garçons de 13 à 17 ans principalement. Le contraire m’aurait surpris.
Après quelques journées d’entraînement, je réalise qu’ici aussi je suis dans le « no man’s land de l’Académie ». Alors que je n’ai pas échappé une partie (ou presque) contre les joueurs de mon groupe, je me suis fait rapidement déclasser par les meilleurs.
Hier, par exemple, Dany, 19 ans, 300e meilleur joueur en Espagne, m’a rapidement liquidé 6-2. Aujourd'hui, mon voisin de chambre, Wojtek, 16 ans, de Pologne, m'a complètement dominé en gagnant 6-1.
Peut-être devrais-je intégrer le groupe des filles ? Aujourd’hui, un instructeur m’a demandé de jouer contre Laura, une vénézuelienne de 17 ans, 900e au monde et finaliste à l’Orange Bowl l'an dernier, un prestigieux tournoi junior aux États-Unis. Le set a été très serré. Je l’ai finalement perdu 5-7.
Ma journée s’est toutefois terminée sur une note encourageante. L’entraîneur en chef de mon groupe m’a informé que si, d’ici la fin de la semaine, je corrigeais la grande lacune de mon jeu (j’y reviendrai), j’intégrerai le groupe des meilleurs.
Chose certaine, j’aimerais bien sortir du « no man’s land » du tennis. Trois mois me seront-ils suffisants ?

Encore bien des balles à frapper
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Ma chronique d’hier sur les blessures a fait réagir plusieurs pros et joueurs de l’Académie. Ces derniers estiment que le mental est l’ennemi numéro un des joueurs de tennis, bien plus que les blessures.
Ils donnent comme exemple l’Autrichien Thomas Muster. Sa grande force de caractère lui aura permis de surmonter une importante blessure et de devenir par la suite numéro un mondial.
Je leur donne raison. Une grande force de caractère vient toujours à bout des blessures et bien d’autres choses…
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Un débat a fait rage ce soir au souper. Personne ne s’entend sur l’endroit où nous sortirons samedi soir.
Michael milite pour un endroit où il pourra engager une conversation avec une fille alors que Tito souhaite aller à un endroit où il est assuré de rencontrer de très belles filles.
L’un ne semble pas aller avec l’autre à Barcelone. Qui l'emportera d’après-vous ?