
Mes colocs Janna et Marta
Jour 1 à l’Académie
L’Académie Sanchez-Casal est située approximativement à 20 minutes de voiture de Barcelone. Tous les matins, à 7 h 30, une camionnette vient nous chercher. Ce matin, je suis passé tout droit.
La veille, pleinement frappé par les 6 heures de décalage horaire et sous l’effet de ma nouvelle vie, j’ai eu du mal à m’endormir. Ce fut un mal pour un bien.
Primero, ça m’a permis de partir en douceur. Segundo, j’ai déjeuné et voyagé avec mes colocs féminines, la Polonaise Marta et la Russe Janna !
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Le site est bucolique. Il offre une vue superbe sur de lointaines collines et l’architecture des bâtiments est typique de la région.
Des palmiers et des arbres matures entourent les terrains de tennis. Ces derniers ont une surface synthétique (2), dure (17) ou de terre battue rouge (10).
L’adaptation à la terre battue rouge a été de courte durée. Jeune, j’ai eu l’immense privilège d’apprendre le tennis sur ce type de surface à la maison.
La balle mord dans la surface. Elle décélère considérablement le jeu, permettant ainsi d’être en meilleure équilibre au moment de la frappe.
En contrepartie, il faut être drôlement en forme pour soutenir un échange à haut niveau.
Conscient de cette réalité, les pros n’ont pas tardé à me conseiller pour jouer le meilleur de mon possible sur cette surface.
CONSEIL SANCHEZ-CASAL # 1 :
Être conscient de son niveau d’énergie pendant l’échange.
Sur la terre battue rouge, il est impensable de gagner un match en frappant la balle à plein régime, coup après coup. La balle reviendra et, à la moindre baisse d’énergie, l’adversaire misera sur une balle courte en prenant l’initiative du point.
Par conséquent, il importe d’être conscient de son niveau d’énergie pendant l’échange. Dès qu’on sent un début de fatigue, il ne faut pas hésiter à ralentir le tempo pour récupérer pendant l’échange et être ainsi prêt à attaquer lorsque l’occasion se représentera.
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La journée s’est terminée par un dîner mouvementé. Fiers de leurs conquêtes respectives, le New-Yorkais Michael, 26 ans, et l’Espagnol Tito, 17 ans, se sont lancés un : celui qui embrassera – avec la langue pendant au moins 5 secondes – la plus belle jeune fille gagnera 20 euros (soit approximativement 30 $ canadiens).
La compétition aura lieu samedi soir. Tito part favori. Tous sont contre l’Américain. Les Français Maxim et Ludovic croient nulles les chances de Michael. Le Croate Ivan est du même avis.
Le Colombien Eduardo croit plutôt qu’aucun ne sera en mesure de séduire une femme. La soirée s’annonce excitante.
Le Hollandais Jimmy et moi aurons la difficile tâche de déterminer laquelle des filles est la plus jolie. Histoire à suivre...